Faire son potager (Étape 1)

Votre "terrain de jeu"

Faire son potager (Étape 1)

Respyrem vous propose de vous accompagner dans la réalisation de votre potager.... En cette période de confinement, on a du temps et c'est l'occasion de mettre les mains dans la terre, seul(e) ou en famille, sur un balcon ou dans un champ...
Trucs et astuces sont au rendez-vous !!
Mais aussi conseils avisés et idées adaptées à notre zone de montagne.
Jacqueline (jardinière expérimentée) et Stéphanie (jardinière amatrice) sont là pour vous proposer « un guide » mais aussi pour répondre à vos questions.

Notre 1ère expérience

C'est une première expérience d'atelier collaboratif que nous testons avec vous, nous avons donc besoin de votre participation, de vos commentaires, de vos avis, bref de vous !!

Certains ont peut être déjà eu le temps de faire leurs propres semis au chaud en vue d’obtenir leurs plants (tomates, betteraves, choux,…). Si c'est déjà un peu tard pour parler de ces semis de légumes ici, nous aurons bientôt l’occasion de vous conseiller sur les semis de potirons. Entre-temps, cela ne vous empêche pas de poser des questions.

Pour cette première semaine, on a envie de vous donner des pistes... selon vos retours, nos prochaines publications seront adaptées et améliorées bien entendu !!!

Les pré-requis :

  • Quelques jardinières
  • Des carrés de potager
  • Entre 10 et 20 m²
  • au-delà ? vous êtes déjà un jardinier averti sans doute !?

Pour les habitués du jardinage : préparez vos pommes de terre avant la plantation en les faisant germer à la lumière dans une pièce entre 10 et 15 degrés. Cela stimulera le démarrage de vos plants.

Cette semaine c'est en tout cas l'occasion de préparer son terrain :

  • A t'il déjà été cultivé ? Et entretenu durant l'hiver
  • Est-ce une première ? Est-il rempli de « mauvaises herbes » ?
  • La terre est-elle « dure » ?
  • Y a t'il beaucoup de cailloux ?
Quels outils ?

Attention ! n’achetez pas une quantité d’outils qui ne vous serait pas forcément utile par la suite. Il est tout à fait possible de mutualiser les outils de jardinage avec ses voisins ou de récupérer des outils chez une personne âgée qui aurait cessé de jardiner.

Les outils du jardin
Le sarcloir

Encore appelé sarcleuse ou grattoir, c’est l’outil idéal pour sarcler sans effort. La pénétration de la lame en U (en étrier) dans le sol est fonction de l’inclinaison donnée au manche. Pour être efficace, la lame bien affûtée ne doit pas être trop enfoncée, de manière à couper les plantes indésirables au niveau du collet, c’est-à-dire entre les racines et le départ de la tige. Préférez le sarcloir oscillant, qui permet de couper les plantes en tirant ou en poussant d’un mouvement de va-et-vient, en avançant sur le terrain.

Le croc

On l’utilise pour affiner le travail d’ameublissement réalisé avec la grelinette ou la fourche à bêcher, par un mouvement de va-et-vient d’avant vers l’arrière. Les dents retournées vers le haut, il s’utilise aussi pour casser les mottes. Il sert aussi pour l’ameublissement superficiel en sol léger ou grumeleux et souple. Le croc est levé et s’enfonce dans la terre en retombant de son propre poids. On tire alors le manche vers l’arrière pour éclater la terre, en progressant en avançant. Le croc s’utilise aussi pour étaler le compost et l’incorporer superficiellement au sol.

La serfouette

C'est un outil “2 en 1”. Optez pour la serfouette classique, avec une “langue” (allongée et pointue), qui permet de tracer les sillons avant de semer ou de replanter les poireaux. De l’autre côté, la partie plate, appelée “panne”, est utilisée pour biner auprès des rangs. Certaines serfouettes sont aussi constituées d’une fourche à deux dents et d’une panne, pour aérer le sol et biner entre les plantes.

La fourche écologique

Créé par Jean Grelin, cet outil appelé “grelinette” a largement inspiré de nombreux fabricants qui le nomment fourche écologique, biogrif, biofourche… Doté de deux manches, il permet d’ameublir la terre tout en préservant l’ordre des couches et les vers de terre. Il est plus efficace en terre pas trop lourde et compacte, déjà assez bien structurée. L’outil convient particulièrement bien pour ameublir la terre sommairement avant un semis d’engrais vert.

La fourche-bêche

Constituée de quatre dents plates de 27 à 30 cm de longueur, la fourche-bêche – ou fourche à bêcher, ou bêche à dents – est l’outil de base pour travailler les terres lourdes sans retourner les mottes. On l’utilise comme une grelinette, pour décompacter la terre sans la retourner, ou comme une bêche plate dans une terre homogène. Avec elle, il y a moins de risque qu’avec une bêche plate de couper les lombrics et d’enfouir en profondeur la couche superficielle, plus riche en micro-organismes. Ses longues dents, enfoncées au plus profond, sont parfaites pour décompacter la terre en profondeur avant une culture de scorsonère et autres racines longues. L’outil s’utilise aussi pour arracher les herbes indésirables avec leurs racines, sans les couper.

La griffe spatulée

Cet outil, à dents épaissies vers l’extrémité et pointues, est réservé à des petits travaux superficiels : aérer et décroûter la terre, désherber entre les rangs et dans les massifs, incorporer le compost au sol. Il peut être surmonté d’un sarcloir pour couper la base des herbes.

Issue de TERRE VIVANTE / Denis Pépin

Voici des conseils :

Cette semaine on s'occupe donc de la terre, du « désherbage », de baliser son terrain, de calibrer les planches de cultures.
Si vous démarrez un jardin pour la première fois, évitez de préparer une très grande parcelle. Il vaut mieux expérimenter sur une surface réduite et « être aux petits soins » plutôt que de se laisser déborder voire décourager. Attention à l’apport de fumier (jamais en trop grande quantité) et toujours très « mûr » c’est-à-dire ancien et composté. En jardinage bio, il est important de connaître la provenance du fumier. En effet, les déjections des animaux peuvent éventuellement contenir des résidus médicamenteux. Par ailleurs, une grande quantité de fumier pourrait nuire à la qualité du sol. Dans un sol trop riche, les légumes pourraient devenir des cibles privilégiées pour les ravageurs (pucerons,…). Or soyons vigilants car notre potager 100% bio sera Zéro phyto !
Si l’on n’a pas de fumier, ce n’est pas un problème. On compensera l’apport d’azote par un compostage de surface sous forme de paillage (sujet abordé prochainement)

Si vous avez un grand jardin, réservez des espaces pour des plantes mellifères qui attireront les insectes pollinisateurs (phacélie, bourrache, cosmos…).

En complément, il est intéressant de se soucier de la biodiversité dans votre potager car elle sera très utile pour vous aider à lutter contre les indésirables.

Il est facile de réaliser :

  1. Un refuge à insectes : Vidéo YOUTUBE
  2. Un nichoir à chauves-souris :Page WEB
  3. Un nichoir à mésanges (ou autres petits oiseux) : Vidéo YOUTUBE

LES RESSOURCES :