Construire un projet de territoire
sur l’alimentation durable

Enjeux et objectif

AXE 1

L’axe 1, « Déploiement d’un projet de territoire sur l’alimentation durable », vise à structurer l’organisation des actions et des réseaux, afin d’en permettre la pérennité dans le cadre d’un projet de territoire construit avec l’ensemble des acteurs.

En effet, bien qu’une dynamique de progrès soit enclenchée, l’expérience de ces premières années de mise en œuvre a confirmé la nécessité de consolider une organisation qui permette de coordonner l’ensemble des initiatives et d’animer la démarche dans une vision globale. Cette dimension est essentielle pour fédérer les synergies et les initiatives autour d’un projet commun et impulser la dynamique, être porteur d’innovations et d’attractivité.

De plus, la poursuite du diagnostic territorial a permis de compléter l’analyse des pratiques, besoins et enjeux propres au territoire et ainsi d’affiner les réponses apportées.

Enfin, nous avons créé ResPyrem comme un pôle ressources qui fédère les compétences et ressources du territoire, et propose un accompagnement global des porteurs de projet autour de l’alimentation durable. Cette structuration en pôle vise à permettre de proposer une offre de services élargie, d’améliorer le potentiel de réponses et de garantir une réponse coordonnée et de meilleure qualité.

Actions mises en oeuvre

Afin de répondre à ces objectifs, plusieurs type d’actions sont envisagées : le développement d’une gouvernance (instance de concertation territoriale, comité de pilotage, coordination, équipes projet), l’ingénierie et développement du pôle ressources et la réalisation d’un diagnostic territorial partagé.


Développement d’une gouvernance

Animation d’une instance de concertation territorialephoto instance territoriale

La création d’une instance de concertation territoriale vise à permettre la rencontre des acteurs économiques, techniques et politiques du territoire. Cela donne une légitimité territoriale au projet et assure de construire un réseau de partenaires autour d’une vision commune de développement local durable et dans une volonté de mutualiser, coordonner et valoriser les actions. Cela permet aux participants d’insérer leur projet dans le territoire, d’innover et de développer entre eux des synergies génératrices d’activités nouvelles.

Deux réunions ont été organisées en 2017 et ont montré l’intérêt d’une telle instance de même que la portée des réflexions et échanges ainsi permis, au bénéfice de la cohérence du projet, de l’implication des acteurs, de l’expression des besoins et de la mise en œuvre d’un travail collaboratif. Ces temps se sont poursuivis en 2018 en lien avec le diagnostic territorial, pour sa présentation et son lancement, puis pour travailler sur les résultats. Celui-ci a d’ailleurs relevé l’attachement des acteurs à ces temps.

Pilotage du projet

Le comité de pilotage est l’instance décisionnelle capable d’assurer le pilotage du projet, de l’adapter aux besoins et de garantir l’adéquation des actions aux objectifs du projet. Il développe la stratégie pour amener le projet vers un projet de territoire (s’appuyant notamment sur le dispositif et les outils d’un PAT), développer les réseaux, identifier et mettre en lien les acteurs.

La mise en place d’un Comité de Pilotage avec les partenaires engagés dans le projet permet d’avoir une instance décisionnelle pour élaborer la stratégie, définir les objectifs communs, proposer des actions collectives et les orientations budgétaires qui assurent la pérennité du projet.

C’est aussi garantir l’adéquation des actions aux objectifs du projet et de mobiliser l’ensemble des acteurs du territoire. Pour cela, le comité de pilotage définit les modalités de fonctionnement des différents groupes de travail (processus de décision, animation, financement…).

Cette action prévoit aussi la rencontre d’organismes ayant des projets innovants sur d’autres territoires qui pourraient être des appuis méthodologiques et renforcer la pertinence du projet.

Coordination du projet

Le déploiement de ressources sur la coordination favorise le suivi des actions et assure la pertinence du projet. L’association Chemin Faisant a missionné Stéphanie Machelart pour le rôle de coordinatrice afin d’en assurer l’animation globale, le suivi administratif et financier, la gestion de l’exécution des actions, et porter de façon général le projet. Ce point permet d’avoir une personne dédiée à la coordination de l’ensemble du projet, facilitant le pilotage du projet, son adaptation aux besoins et de coordonner les actions sur le court et moyen terme au travers du suivi global des actions.
 La coordinatrice a également un rôle de représentation « politique » du projet qui favorise la mobilisation des acteurs, elle oeuvre pour le développement du collectif et l’engagement des partenaires. Elle mène une prospective afin d’identifier les initiatives reproductibles ou modèles, et les dispositifs pouvant être mobilisés, participe à des instances au niveau départemental, régional et national (Ex : Conférence Régionale de l'Alimentation, Les Assises de l'Agro-écologie).

L’expérience de ce fonctionnement a permis de confirmer non seulement l’intérêt, mais aussi l’aspect indispensable de cette mission, ainsi que le temps nécessaire à une bonne réalisation de l’ensemble des tâches associées. Depuis le début, l’association Chemin Faisant s’est engagée pour assurer le portage du projet, avec la volonté de le mener vers un projet de territoire, porté par l’ensemble des parties prenantes.

Animation d’équipes projet

L’équipe projet permet le déploiement du projet sur chaque axe au travers d’une instance qui travaille avec les acteurs concernés par la thématique, élabore et met en place les actions concrètes au regard du Plan d’action définit par le comité de pilotage. Elle réalise l’évaluation des actions, prépare les bilans.
L’équipe projet constitue une instance opérationnelle avec les acteurs dont l’activité est reconnue sur le territoire et portant en toute légitimité cette action. Elle développe une compétence collective au service d’actions concrètes et du projet global. Elle permet de développer des projets collaboratifs pérennes, de plus grande envergure, en apportant une méthodologie de projet, de rencontrer des acteurs d’autres territoires sur des projets innovants et similaires, de partager des expériences. L’équipe projet anime les actions pour assurer leur cohérence avec le projet et développer l’accompagnement des acteurs. L’animation assure la rencontre et la mobilisation de nouveaux acteurs et vise à préciser les attentes et besoins spécifiques à chacun, afin de leur proposer de participer aux actions adaptées à leurs enjeux et à « là où ils en sont ». L’équipe projet déploie les actions de l’axe en cohérence avec les objectifs du projet, elle crée du lien entre les différentes actions de manière transversale. Elle oeuvre à la sensibilisation et la mobilisation de nouveaux acteurs.

L’équipe projet constitue une instance opérationnelle avec les acteurs dont l’activité est reconnue sur le territoire et portant en toute légitimité cette action. Elle développe une compétence collective au service d’actions concrètes et du projet global. Elle permet de développer des projets collaboratifs pérennes, de plus grande envergure, en apportant une méthodologie de projet, de rencontrer des acteurs d’autres territoires sur des projets innovants et similaires, de partager des expériences. L’équipe projet anime les actions pour assurer leur cohérence avec le projet et développer l’accompagnement des acteurs. L’animation assure la rencontre et la mobilisation de nouveaux acteurs et vise à préciser les attentes et besoins spécifiques à chacun, afin de leur proposer de participer aux actions adaptées à leurs enjeux et à « là où ils en sont ». L’équipe projet déploie les actions de l’axe en cohérence avec les objectifs du projet, elle crée du lien entre les différentes actions de manière transversale. Elle oeuvre à la sensibilisation et la mobilisation de nouveaux acteurs.


Ingénierie et développement du pôle ressources

Ce point vise à développer la méthode et les outils facilitant la mise en oeuvre d’un projet de territoire (ingénierie de projet, outils collaboratifs, accompagnement au travail collaboratif et interpartenarial), à travailler sur la communication et à développer le pôle ressources.

L’objectif de l’ingénierie de projet est de développer des méthodes et outils facilitant la mise en oeuvre du projet. Dans cette visée, le déploiement des outils collaboratifs et numériques favorise la capitalisation et la mutualisation des expériences, mais aussi le suivi des actions et l’accompagnement des acteurs sur la durée du projet, fait preuve de son évolution et valorise les résultats. Cela consolide aussi les compétences du comité de pilotage et instaure des méthodes de travail en réseau pérennes.

Ces actions permettent aussi de développer une méthode pour accompagner les structures dans une démarche de progrès, faciliter le travail en réseau en apportant des repères et outils communs. Elle renforce l’utilisation des TlC au service du développement de réseaux et l’animation du territoire, assure la mise en réseau des acteurs, crée un lieu d’échanges structurant et durable.

Les 4 partenaires ont travaillé en particulier sur une plateforme collaborative afin de faciliter en premier lieu leur travail commun, puis pour capitaliser sur les ressources et préparer le développement du travail collaboratif en réseau. Le site ResPyrem est le résultat de leurs réflexions autour de cet outil.

Le travail sur la communication vise ensuite à développer les supports et outils permettant de faire connaître le projet, ses avancées, les actions mises en oeuvre. Elle valorise les résultats et les acteurs impliqués dans la démarche. Le plan de communication suit le rythme du projet, s’adapte et évolue au gré des nécessités, les actions sont menées en fonction des objectifs de communication et des groupes cibles. Divers supports ont déjà été créés, la volonté est de développer les outils numériques qui permettront aux acteurs de trouver les informations utiles, suivre l’actualité du projet et d’interagir avec d’autres (page Facebook, site collaboratif). Nous avons eu l’opportunité de travailler avec l’agence de communication Totem qui nous a accompagnés dans le développement d’une marque pour porter ce projet. En effet, le travail de structuration avait beaucoup progressé et, en matière de communication, le projet avait besoin d’avoir une visibilité à travers un visuel qui caractérise les valeurs portées par le collectif, qui regroupe des structures associatives, privées et publiques, mais aussi de capitaliser sur le travail accompli. Cette réflexion s’est matérialisée à travers Res’Pyrem, Réseau Pyrénéen de Développement Collaboratif, qui :

Res’Pyrem c’est cette entité globale, représentant une diversité de projets spécifiques, portés par différents financements, mais oeuvrant dans une vision commune pour le territoire

Le développement du pôle ressources Res’Pyrem vise à capitaliser sur les ressources et compétences locales, à proposer une offre de services répondant aux besoins spécifiques du territoire, en lien avec le projet. Les besoins exprimés par les acteurs engagés dans les démarches mettent par exemple en avant la nécessité de développer un accompagnement dans la valorisation de leurs pratiques et dans la mise en place de formations inter-filières. De même, l’évolution des actions, notamment dans l’éducation alimentaire, implique de développer les ressources pédagogiques et les parcours de formation pour les professionnels.

Res’Pyrem permet donc de proposer un appui, des ressources et des prestations qui répondent aux enjeux du territoire, offre la possibilité de prendre en charge les différentes problématiques des acteurs dans un réseau de proximité (gain en termes de coût par rapport aux déplacements, aux possibilités de mutualisation…). Il apporte une structure collective qui identifie bien les besoins et contraintes de chaque acteur et est en capacité de proposer des réponses adaptées. C’est aussi un espace d’échanges de pratiques et de partage d’expériences.


Réalisation d’un diagnostic territorial partagé

Le diagnostic constitue un point de départ pour engager une réelle politique alimentaire sur le territoire et pour mettre en place une véritable gouvernance alimentaire locale. Nous avons, au travers des différentes actions menées ces dernières années, recensé un certain nombre de données sur les acteurs, les besoins, attentes, enjeux, mais il nous fallait aller plus loin pour avoir une vision d’ensemble du système alimentaire à l’échelle du territoire, proposer des pistes d’actions pertinentes et confirmer les possibilités de mise en oeuvre identifiées avec les acteurs.

Le diagnostic permet une approche globale du système alimentaire, par l’analyse des pratiques et des besoins alimentaires du bassin de vie, des pratiques du bassin de production et enfin les liens entre les deux. Il identifie les potentiels d’évolution et les marges de manoeuvre pour répondre aux enjeux de notre territoire.

Le diagnostic de territoire sert ainsi à préciser les forces, les faiblesses, les freins et les leviers d’action, mais aussi de mieux connaître les publics présents sur le territoire, leurs attentes et leurs besoins. Il apporte les éléments pour comprendre les attentes et définir les perspectives, évaluer les capacités du territoire, sensibiliser les acteurs, intégrer dans la réflexion les idées et besoins exprimés. Ce diagnostic est un support pour partager avec les différentes catégories d’acteurs sur les actions à mener et les priorités, éclairer les décisions, orienter ou réorienter les actions et faciliter le dialogue entre les acteurs.

Pour cela, nous avons fait appel au Cabinet Tercia, spécialisé sur la thématique alimentaire. Nous avons défini avec eux les contours du diagnostic et la méthode, l'objectif étant de ne pas être dans une accumulation de données, mais bien de s'appuyer sur les éléments déjà identifiés, d'être participatifs en impliquant le plus d'acteurs possibles. Le diagnostic a été construit pour répondre à 5 questions :

En 2018, deux Instances de Concertation Territoriale ont été organisées autour du diagnostic, l’une pour le présenter et le lancer, la seconde pour travailler avec les acteurs sur les premiers résultats

Liens vers les cahiers des instances et le rapport du diagnostic:

A partir de l’ensemble des résultats, l’année 2019 a été consacrée à un travail de co-construction d’un plan d’action avec les institutions parties prenantes d’un Projet Alimentaire Territorial (en particulier la Chambre d'Agriculture des Pyrénées Orientales, la Chambre des Métiers et de l’Artisanat, les Communautés de Communes Pyrénées Cerdagne et Pyrénées Catalanes, le Parc Naturel Régional des Pyrénées Catalanes).

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